Vinyl 12″ / Digital
Written and produced by P. Adrix;
Mastered by Tó Pinheiro da Silva, Artwork by Márcio Matos;
Released May, 2018;

VINYL/DIGITAL: Order from us

A1 – Vozes Ricas
A2 – Ritmo & Melodias
B1 – Paz & Amor
B2 – Samba
B3 – Fronteiras

PRESS RELEASE

The sprawling ambience we hear throughout “Paz & Amor” unveils the present stage of the fascinating aesthetic progression Lilocox has been sharing with the world ever since this Eurochild of Cape Verdean descent started to produce his original music. Lilocox comes out in open field, with a lot more space, building the groove around complex rhythm grids now unfolding peacefully. He scored a bouncier underground hit with “La Party” back in 2015, coming from a background of intricate batida drum patterns but his sights reached further and further away into deeper territory.

“Ritmos E Melodias” seems to split into two parallel tracks at some point with the house beat balanced by a background rattle more commonly associated with the slower tarraxo vibes. “Samba” is fully-formed from the very beginning but the kick only comes in around the 2-minute mark, joining a bleepy substitute for a bassline. In fact, you will find this music practically does away with the need for a bassline because the rhythm inventions keep the feet moving effortlessly. It might seem strange that a genre seemingly rooted in classic house can stay focused on the dancefloor without a bassline, but the skeleton of these tracks is naturally strong and provides all the necessary ground for ambience and melody to shine.

And they do shine universally on “Fronteiras”, an intensely emotional and catchy tune WITH a bassline, though very discrete and minimal. It follows the beat more or less independently, but its presence helps to consolidate the human bond we should all feel when exposed to these celestial harmonies. “Fronteiras” seems to contradict its very title.

Vinyl 12″; individually hand-painted, hand-stamped copies available for the world.

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Paz E Amor, or “peace and love”, is the solo début of deep, hypnotic Batida grooves by DJ Lilocox. A longtime core member of Lisbon’s Príncipe label, Lilocox is one third of the PDDG (Piquenos DJs Do Guetto) crew beside DJs Firmeza and Maboku, and accounts for half of CDM (Casa Da Mãe), also with Maboku. In solo mode Lilocox alloys sensuous atmospheres with rolling percussion in a widely appealing style that resonates with the slickness of the Sonhos & Pesadelos LP by his near namesake, DJ Lycox, but personalised by more spacious production values and a rugged vision of dancefloor romance and energy.
With the CDM project on hold for now, DJ Lilocox presents a more mature sound now characterised by his focus on rhythmelodic cadence and synthetic sensuality. Between the EP’s lusting highlight in the Ron Trent-esque Afrohouse of Fronteiras, to the starker, Gqom-Like tension of Ritmo e Melodias, Lilocox plays to the ‘floor’s timeless needs in a ruggedly forward manner, deftly shifting his weight from a pendulous footing of Vozes Ricas to the woodblock knocks and drones of Paz e Amor and the snake-hipped swinge of Samba with the dancer’s balance and emotions always a priority.
After the scorching début EP from P. Adrix, the first solo DJ Lilocox record perfectly demonstrates his depth and diversity whilst maintaining Príncipe’s rarely paralleled and flawless reputation for the freshest, timelessly effective dance music.

Boomkat, May 2018

On DJ Lilocox’s latest single, “Vozes Ricas” (“rich voices” in Portuguese) there is very little in the way of actual vocals. Instead, the Manchester-based, Portugal-born producer crafts a new, stirring language with an expansive palette of percussion. “Vozes Ricas” is the lead single from Lilocox’s debut EP for Príncipe Discos, Paz & Amor, and it affirms his ability to make thoughtful dance music without so much as a word—or even a bassline.
The types of drums punctuating “Vozes Ricas” are too numerous to categorize, and they ricochet off each other like rubber bullets fired at cement walls. A few distinct beats ring out, however, from floor toms, congas, and sizzling crash cymbals, their chaotic conversation resembling a heated debate between a dozen politicians. In the background, pulses of synths and 8-bit chirps try to butt into the conversation, but the rhythm section maintains the most compelling component, suggesting fierce and free motion. “Vozes Ricas” may be a wordless song, but DJ Lilocox’s repertoire of rhythms speaks volumes.

Pitchfork track review, May 2018

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Par: Marc-Aurèle Baly

Depuis 2013 et son explosion sur les scènes portugaises (et au-delà), le label Principe Discos s’abreuve régulièrement à la source de son propre ruisseau lisboète. La plupart de ses artistes sont issus des banlieues Nord de Lisbonne – et à plus forte raison, de la diaspora luso-africaine du Cap-Vert, de l’Angola, du Mozambique, mais également du Brésil. La musique qui en découle est un mélange de kuduro, de batida, d’afro-house, de pagode brésilienne, de kizomba, le tout revu et corrigé à la sauce Fruity Loops par des très jeunes gens qui n’ont même pas l’âge d’entrer en club lorsqu’ils la produisent.

Ils s’appellent DJ Marfox, Nervoso, Nidia (anciennement Nidia Minaj), Firmeza, Normal Nada, Niagara, et produisent la musique la plus fraiche, désinhibée, idiosyncratique entendue depuis des années. Pour ça, ils s’inspirent plutôt de la musique qu’écoutaient leurs parents à la maison que des dernières nouveautés nichées sur Discogs ou Boomkat, dans un mélange surprenant de traditions familiales et d’innovations formelles parfois inouïes, souvent explosives et démantibulées, ramenant la pratique de la fête à un degré de ferveur et de déchainement des corps rarement atteint. La précision et la fureur des polyrythmies se chargent de faire le travail de sape, ce qui a fait dire à l’illustre critique anglais Philip Sherburne, en toute simplicité : « C’est la musique la plus débridée que j’aie jamais entendue. Comme un mélange ultra débordant de trance et de grime. »

L’histoire de Principe Discos remonte à près d’une décennie, à l’époque où, encore adolescents, DJ Marfox et d’autres se rencontrent sur le quai d’une gare et, pris de passion commune pour le kuduro et la tarrachinha, décident de frapper un coup en formant un crew, les DJ Do Ghettos. Un peu plus tard, Nelson Gomes, membre du groupe de psych pop tropicale Gala Drop, tombe sur Marfox qui joue alors dans une soirée d’un centre communautaire en banlieue grâce à sa copine, alors travailleuse sociale. Ça fait des années qu’il cherche ce son-là sans le savoir et n’en croit pas ses oreilles : comme il l’explique dans Fact Magazine, il appelle son frère sur-le-champ, enthousiaste comme jamais, et décide aussitôt de prendre Marfox sous son aile.

C’est sur ces bases que se monte Principe : en allant chercher des artistes principalement issus des bidonvilles, cités, quartiers, et en se concentrant exclusivement sur une esthétique commune, avec le même graphiste pour toutes les pochettes, Marcio Matos. Ainsi, le talent de tous ces gens, taillé à la serpe et participant du même creuset social et géographique, peut alors exploser à la face du monde et n’en sortir que plus pur, plus brut, à la fois inaltéré et intact.

Quelque chose d’inédit se passe alors. Les clubs de la ville jusqu’ici plutôt occupés par une population blanche et aisée sont réinvestis par des jeunes qui n’ont d’habitude pas vraiment leur rond de serviette dans ce genre d’endroit, et les soirées mensuelles noite principe font bientôt basculer la ville dans une ferveur festive qu’elle n’avait pas connue depuis un moment – c’est la crise, on vous le rappelle. Nidia, qui sortait son dernier disque, Nídia é Má, Nídia é Fudida, l’année dernière sur le label : « On vient tous du ghetto. Moi je suis guinéenne et cap-verdienne. À la maison, nos parents vont mettre la musique du bled. Avant, c’était le genre de musique qu’on n’entendait pas dans les boites, ou à la radio, parce que ça ne sortait jamais du ghetto. Et la batida restera toujours la musique du ghetto, on ne peut pas effacer ça. C’est son identité. »

L’année dernière, lorsque je rencontre la jeune recrue du roster Principe Discos qui habite désormais à Bordeaux avant son concert au festival Banlieues Bleues, elle me dit que les choses ne se passent pas exactement de la même manière en France qu’au Portugal dans les clubs. « À Lisbonne, il fait chaud, tout le monde boit, fait la fête. Du coup on fait la fête tout le temps, les gens se mélangent. En France, où ce n’est pas la même chose. Je ne vois pas autant de mélange qu’au Portugal. En France, quand un blanc est avec un arabe, on va les mettre de côté, c’est sûr et certain. Et quand on voit des blancs ensemble, là ils vont pouvoir rentrer en boite. Ça ne se passe pas du tout comme ça au Portugal, ou en tout cas c’est très rare. Je pense que c’est en partie grâce à la musique. On écoute beaucoup de kizomba, de batida, de kuduro, et ça c’est des genres de musique qui sont faites par des Africains, et maintenant les Portugais dansent aussi dessus. »

Nelson Gomes est plus nuancé. À la dernière édition du festival Nuits Sonores l’année dernière, où avait lieu une carte blanche à Lisbonne, et où, forcément, Principe Discos y avait une place de premier choix, j’essaie de le brancher sur la question de la portée éventuellement politique que pouvait avoir le fait de sortir une musique de son ghetto pour l’amener ailleurs, faire cohabiter plusieurs générations et plusieurs couches sociales entre elles. Visiblement un peu gêné, il répond : « C’est implicite dans notre démarche. Mais les choses ne sont pas aussi idéales qu’on veut bien le faire entendre à Lisbonne, c’est une vision un peu romantique des choses. Le truc, c’est que les niveaux de vie sont tellement bas qu’il y a peut-être moins de tension que chez vous, en France. Mais la tension est toujours présente. Il y a les ‘cosmopolitains’, je les appelle comme ça, qui peuvent regrouper des gens de différentes background sociaux, mais qui vivent en centre-ville. Et eux, tu peux me croire qu’ils n’iront jamais s’aventurer dans les banlieues de Lisbonne. Et certaines personnes issues des banlieues ne veulent pas entendre parler de kuduro ou de batida, parce qu’elles veulent être ‘cosmopolites’, justement. »

À côté de lui se tient DJ Marfox, bouteille de Jack à la main, grand sourire et très avenant, mais qui n’a visiblement pas que ça à faire de répondre aux questions des journalistes qui veulent lui faire parler d’émancipation sociale par la danse. C’est pourtant lui le noyau dur de Principe Discos, le mec que tous les jeunes protégés vénèrent, eux qui s’inspirent de son nom (tiré d’un personnage de Nintendo, Star Fox) en accolant au leur les mêmes suffixes en « x » : DJ Nigga Fox, Firma Do Txiga, DJ Lycox, DJ Fofuxo.

En cinq ans, lui et sa bande ont eu le temps de parfaire leur son sans rien attendre ni devoir à personne. L’écoute de Crânio, le dernier maxi sorti sur Warp de Dj Nigga Fox, sans doute le plus talentueux de toute la bande, est à ce titre révélatrice : claque sonique et hallucinatoire, c’est le genre de disque dont on se dit qu’on n’a littéralement jamais entendu ça de notre vie. C’est un condensé de toute ce qui fait la puissance du son Principe, en plus fort, plus précis, plus éclatant encore que d’habitude : chaque titre superpose des couches de sons et de rythmes dans des structures de morceaux à tiroirs à la complexité folle, et dont l’immédiateté est, pour le coup, crâneuse.

Le signe envoyé par le fait que Rogério Brandão (le vrai nom de Nigga Fox) sorte son disque chez Warp est assez fort. D’habitude, ce sont les Anglais qui s’inspirent de l’Afrique ; prenez Shackleton, prenez Optimo, prenez tout le reste. Ici, c’est l’inverse : comme si, à l’image des Américains voulant récupérer leur dû suite à la vague de la British Invasion des années 60, les mecs de Principe montraient à la face du monde qu’ils savent faire ça mieux que personne, car cette musique vient de leur propre terreau, de leur propre histoire, et de personne d’autre. Il n’y a alors plus à tortiller lorsqu’on écoute leur musique : d’où qu’ils viennent, les copistes feront tous fatalement pâle figure. Et les sons du kuduro semblent s’installer dans une grande partie de la scène électronique internationale de ces dernières années – on pense notamment à la bande de Créteil de Boukan Records.

Qu’importe : où qu’il passe, Principe est désormais roi (ou plutôt prince, la traduction de principe en français), et nous dit que la noblesse, les plastrons et les richesses, ne sont désormais plus là où on les attend. Et ce soir, les jeunes pousses DJ Lycox et Puto Marcio joueront à Paris, à la Rotonde, pour une soirée organisée par Hotel Radio Paris, où vous pourrez juger sur pièce si le dérèglement des sens et l’ivresse des corps se font aussi prégnants sur la piste de danse que dans nos têtes.

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By Goran Kompoš

V tokratni Tolpi bumov pod drobnogled dajemo dve zelo sorodni plošči. Njuna avtorja, DJ Nigga Foxa in P. Adrixa, je širša elektronska skupnost namreč spoznala na odmevni kompilaciji Mambos Levis D’Outo Mundo, za katero sta prispevala svoji skladbi. Mlajši Adrix, takrat še pod imenom Puto Adriano, vsaj na fizičnem nosilcu sploh svojo prvo. Na drugi strani je starejši Nigga Fox pred tem že objavil dve solistični mali plošči, prvo leta 2013. No, kompilacija, objavljena pri lizbonski založbi Principe, je hkrati opozorila, da v predmestjih Lizbone brbota zelo živahno glasbeno dogajanje, ki ga krojijo predvsem imigranti in potomci staršev iz nekdanjih portugalskih kolonij v Afriki. Ker so na svoj način, z elektronsko produkcijo, skozi zahodnjaško izkušnjo techna in housa spreobračali vzorce tradicionalnih afriških žanrov, kot so kuduro, batida, kizomba in funana, smo vzporednice takrat precej pavšalno povlekli z zdaj že nekdanjo hitovsko zasedbo Buraka Som Sistema. Je pa kmalu postalo jasno, da producentski podmladek iz lizbonskih predmestij, pod mentorstvom DJ Marfoxa, ustvarja nekaj veliko bolj avtentičnega. Šlo je za glasbo, ki do takrat, morda z izjemo Angole, ni pokukala iz te skupnosti. Zdelo se je celo, da producenti teh ambicij sploh niso imeli. Je bil pa pojav, skupaj s sodobnimi elektronskimi muzikami iz drugih afriških držav, v zadnjem času deležen tako velike pozornosti, da se to spreminja. Nigga Fox je svojo novo ploščo Cranio denimo objavil pri britanski elektronski velikanki Warp. Adrix svoj prvenec Album Desconhecido sicer pri Principeju, je pa medtem nov dom že našel v Manchestru. Ni presenetljivo, da na obeh ploščah zato zdaj, vsaj deloma, odmeva tudi britanska izkušnja obeh avtorjev.

DJ Nigga Fox: Cranio (Warp, 2018)

Puristi bodo obrvi verjetno bolj privzdigovali ob poslušanju plošče Nigga Foxa. Pa to ne pomeni, da je pozabil na izraz, ki ga je gojil še pod okriljem založbe Principe. Si je pa z izkušnjami, ki si jih vse pogosteje nabira na klubskih in festivalskih dogodkih izven Portugalske, opazno razširil obzorja. Britanci so ga denimo že imeli priložnost slišati skupaj z Kode9-om. Veliko pozornost si je pridobil tudi po tem, ko je Aphex Twin pred letom in pol v svoj povratniški set, ki ga je odvrtel v Dallasu, umestil eno od Nigga Foxovih skladb. Slednja je bila pred skoraj točno tremi leti objavljena na prvi kompilacijski plošči Cargaa pri založbi Warp, z njo pa je Nigga Fox že takrat lepo nakazal producentski napredek. Surovejši zvok njegovega zgodnejšega izraza je – verjetno tudi zaradi bolj sofisticirane studijske opreme – dobil bolj prefinjeno in dodelano podobo. Morda še očitnejše pa je bilo njegovo spogledovanje z elektronsko estetiko, ki bi ji sledi lahko našli tudi v nekoliko starejšem Warpovem katalogu. Še večji korak v to smer, s sintetičnimi teksturami in razgibanimi obrati, zdaj ponuja plošča Cranio. Kar ne pomeni, da boste spregledali njeno poreklo iz miljeja, (nekoč) zbranega okoli založbe Principe. Se bo pa Fox z njo nedvomno še bolj prikupil fenom tistih najbolj avanturističnih, premišljenih in trendovskih sodobnih plesnih elektronskih muzik.

P. Adrix: Album Desconhecido (Principe, 2018)

Mnogo zvestejši Principejevemu prepoznavnemu izrazu s svojim prvencem Album Desconhecido ostaja Adrix. Podobno kot Nigga Fox sicer tudi on najraje prisega na elektronsko spreobračanje kudurovskih ritmov, ki pa skozi njegovo produkcijo ohranijo precej surovejši, grimerski karakter. Takega, kot ga poznamo z večine plošč iz Principejevega kataloga torej, dasiravno predvsem kompleksna ritmika razkrije, da je Adrix navdih našel tudi izven matične sredine. Verjetno dobršen del v Manchestru, kamor se je pri devetnajstih preselil pred dvema letoma. To se denimo lepo sliši v njegovem drznem in razgibanem spajanju elementov kudura in drum and bassa, s katerim se suvereno znajde v sodobnih trendih basovskih klubskih muzik. Ja, v primerjavi s ploščo Nigga Foxa bo Adrixova (za zdaj) verjetno nagovorila bolj specifične poslušalce. Se pa to ob hitro rastoči odmevnosti te lizbonske producentske sredine utegne kmalu spremeniti.

Ko potegnemo črto pod obema ploščama, lahko mirno sklenemo, da izrazno odpiranje oziroma nabiranje izkušenj na klubskih prizoriščih po svetu lizbonskim bass producentom nedvomno koristi. Njihovi izrazi tako postajajo vse bolj specifični, ločljivi in ne nazadnje atraktivni. Nič manj pa ni pomembno to, da s svojimi izvirnimi idejami, ki jih posvaja in po svoje obrača vse več zahodnjaških producentov, bogatijo tudi širše sodobno elektronsko plesno dogajanje.

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By April Clare Welsh

Príncipe’s P. ADRIX was raised in Lisbon by Angolan parents but moved to Manchester three years ago. The grimey, ‘Functions on the Low’-flavored opener of his debut Álbum Desconhecido (“unknown album”) kicks off this culture clash, while jungle rumbles on ‘Abertura da Roda’ and the cowbell and bassline on ‘Bola De Cristal’ further nod to the producer’s adopted homeland. But scurrying down the record’s backbone is the polyrhythmic 140BPM pulse of Angolan kuduro – P. ADRIX’s long-standing obsession – brought to life on tumbling standout ‘Ovni’.

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Words by: Frank Falisi

As in dream: “feeling the music from the words.” With our ears to the terrain, we sought footing in the percussion of shells snapping and plates shifting. We prepared for finite worlds in this flanging earth. We thought these sounds would be like all the others, an archipelago to be turned cartographic. But this terra infirma, this collection unfamiliar is not for knowing. In asphalt batida and slurred footworks, the jungle takes back the city. A de-bodied voice, a woozed intonation: “Adrix.” In turbulent Annihilation, as if in dream: “a rising sense of heat and weight and a kind of licking, a lapping wetness, as if the thick light was transforming into the sea itself.” We thought, as bodies do, that we could hear these sounds in this world but these sounds slough descriptors like rain off flesh. “Cut me open. Are my insides going to move like my fingerprints?” P. Adrix, sonhos unraveled and the sea itself, knows already: our insides run like sounds. Move for life. Transform or die.

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